La
Chanson ( pour
écouter)
Jean Petit
La chanson française a son histoire, nos anciens chantent. Un air célèbre est passé dans le peuple. L'auteur mort, la chanson se perpétue. Lo Danseus de Jean do Boueix sont très fiers d'interpréter cette chanson :
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PETIT (Jean ) dit Jean do BOUEIXLe Boueix commune du Puy Malsignat, 8 avril 1810 - Id., 9 juin 1880. Il ne fréquente que quelques mois l'école et, à 16 ans, émigre à Paris comme ouvrier tailleur de pierre, y précédant de quatre ans Martin Nadaud. On a peu de précisions sur sa vie professionnelle ; d'un tempérament laborieux et économe comme beaucoup de Creusois, il finit par devenir entrepreneur, Comme Nadaud désireux de s'élever au-dessus de sa condition témoin des révolutions de 1830 et 1848, ouvert aux idées républicaines, il fréquente les réunions et les sociétés où commence à fermenter la revendication ouvrière. Il comprend, lui aussi, tout le prix de l'instruction et, lorsque Jean Macé lance dans l'Opinion nationale (25 oct. 1866) son appel pour la formation d'une Ligue de l'Enseignement analogue à la Ligue belge, il est, deux jours après, avec le cheminot lyonais Mamy et le sergent de ville parisien Larmier, le premier à y souscrire pour 5 francs par an. Sa grande admiration cependant va à Béranger et à ses chansons populaires. Non content d'être son interprète, à son tour il compose des paroles sur des airs à la mode, les distribuant et les chantant à ses amis Il les fait d'abord imprimer sur des feuilles volantes, puis les rassemble dans deux recueils devenus d'une extrême rareté (Recueil de poésies divers, 1865 ; La Muse creusoise, 1872); Son inspiration s'alimente à des sources diverses ; elle est tour à tour sentimentale, moralisante, patriotique, grivoise et fronduleuse, revendicative et militante, mais elle n'est jamais amère. Certes il y a dans ces compositions maladroites "plus de verve que d'habileté" (A Thomas) ; mais J. P. ne se leurre pas sur leur valeur : N'attendez pas, dans mon simple langage, Qu'un art divin ait rangé tous les mots, Car Béranger n'a point dans mon village ; Laissé sa lyre aux branches des ormeaux. Sachez, d'abord, que les chantiers de pierre Sont le lycée où j'ai pris mes leçons, Et j'ai passé souvent la nuit entière, Sans fermer l'oeil, à faire des chansons |